Le Patrimoine – Origine des noms

Que signifie le nom de tel hameau ou village ? 

chacun d’entre nous s’est un jour posé cette question….


TARNAC  TARNACENSEM en 871 , TARNACO vers 1315 = le domaine gallo romain de TARINUS,
                  TERNAT en 1789

BERBEYROLE (la) de verveix signifiant brebis , la terminaison « ole »indique un diminutif = petite brebis
BESSETTE (la) du latin populaire bettia = bouleau
BOSDEVEZY (le)  du bas latin boscus : bosc est le nom usuel ; c’est aussi le bois du defens
bois du defens = les seigneurs se réservaient des bois dans lesquels il était interdit, défendu de laisser paître les troupeaux «  bois mis en defens »
*même  origine que deveix , par exemple le puy du deveix (devenu par extension  le puy du devoir)
BROUSSAS  brossa en occitan = végétation sauvage des terres incultes.
CHABANNES ancien occitan « cabana » petite habitation grossièrement construite : Chabanas vers 1166 forme limousine.
CHATAIN chastanh  nom nord occitan du châtaignier
CHAMPEAUX  du latin campus champ cultivé.
CHEZ TROUSSAS de l’occitan trossa, ce qui est empaqueté, lié de cordes, de sangles par exemple « trossa de palha=botte de paille »
CLUPEAU de clupel = celui qui boîte (même origine que le patronyme Cloup
COUFFY  du latin confinium=limite de territoire ; la formation de ce toponyme remonte à la fin de l’époque carolingienne.
FAUX la Montagne : de fagus = hêtre , en occitan fau
FRAYSSE (le) du latin fraxinus = frêne
FREYSSINET (le) même origine
GANE (la) en latin vadum= gué ; c’est un endroit où le ruisseau s’élargit, où l’on traverse à gué.
GENEYTOUSE : terre à genêts
GOUTAILLOUX (le) petit ruisseau
JAVAUD  variante de javelle, fourche dont on se sert pour mettre le blé en javelles.
                                           villa de Javalc en 1093
Lacelle: de Cella petite chambre
LAFAGE du latin fagus=hêtre
LA  CHAPELLE du latin cappella = petite cape .
LAGORCE de gorsa = haie vive en Limousin
LACOMBE de l’occitan comba = vallée étroite.
LAVAUD de « val » ancien occitan et « van » dans sa forme limousine=vallée.
LARFEUIL du latin acrifolium = houx.
LAGARDE ancien occitan « garda » = tour de guet ou par extension site fortifié ou simplement hauteur permettant de surveiller.
LEPINE : occitan espina dérivé corrézien lespinas
LONGEYROU(X) de l’adjectif latin mongarius qui s’étire en longueur
MAISONS (les)  de l’occitan « maijou » ; ce nom désignait une importante maison (à Tarnac, las Meyjous  en 1406 habitation noble du XV e siècle)
MARCILLAC domaine de Marcillus.
MAS à LOUBAUD : mas est hérité du latin médiéval « mansura » ; il signifie alors simple famille patriarcale, tribu ou communauté agraire, c’est la véritable cellule de base ; Lou baud = ancien occitan « loba » = loup
MONT (le) MONTEIL (le) de monte , forme limousine de montagne, élévation de terrain ; le Monteil est un diminutif.
MERCIEL souvent orthographié MARTIELS (17e siècle) qui devient aussi en nom de famille MARTIAL (peut être en référence à St Martial = martialis puis marsal en occitan, l’un des 7 missionnaires envoyés par le pape Fabien en Gaule au 3e s = 1er évêque de Limoges)
MILLEVACHES  vocable gaulois « melo » et latin « vacua » = lieu élevé. montagne abandonnée
                                                           MIAUVATSAS au 17eme siècle
MURAT : de Murato 1433
ORLIAC  domaine gallo romain habité par Aurélius.
                                                                                            villa Ruillac an 1000.
PEROLS : ensemble de petits poiriers, Perolz en 1138
PEYRELEVADE : ancien occitan peira levada
PLANCHETTE (la) planche au dessus d’un ruisseau, passerelle en bois ;ces ponts rudimentaires desservaient souvent des moulins à eaux.
PARNEIX (le) patriniacum = nom de domaine gallo romain.
REMPNAT : Ramnaco en 832 nom d’homme germanique Ramnus; en occitan Ramnac , prononcé Renna
SENIGOUR de gorc = trou d’eau , endroit profond d’une rivière ( et peut être « senex » = ancien,vieux.
SERVIERES du latin cervus = le cerf  et silva  = forêt .
THEILLET en occitan telh =tilleul .
TREICH (le) de trajectus = traversée : c’est un point de franchissement d’une rivière.
TREMOUILLAT  de tremulus = tremble espèce particulière du peuplier.
TOY VIAM  ALTOIRE  de 1073 à 1084 , puis AUTOIRE en 1154, puis  LE THOYR en 1589 : enceinte fortifiée aux murs élevés , le toponyme a été très altéré depuis le 16 e siècle.
VALIERE (la)  vallée d’un petit ruisseau
D’après les livres:
de Marcel Villoutreix « Noms de lieux en Limousin » Editions Bonneton , « Noms de lieux de la Corrèze (1992) »
                           et   le supplément  n°6 Assoc .Antiquités Historiques du Limousin 2002
Dictionnaire des noms de familles et de lieux du midi de la France :
Jacques Astor  Ed. Beffroi 2002

Le site de Murat

Le site de Murat

Le Puy Murat se situe sur la commune de Tarnac, prés du village du Mont, à la limite des départements de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne.
Sur ce sommet qui domine la vallée de la Vienne, se dressent les ruines du donjon de Murat.
De moins en moins visibles, en raison de la végétation, elles comportent, selon une enceinte circulaire de 80 m de diamètre, les traces des substructures du mur d’enceinte et des bâtiments divers qui y étaient accolés.
Au centre, se dresse encore à 4 ou 5 m de hauteur, un donjon circulaire de 13 m de diamètre dont les murs mesuraient 1,35 m d’épaisseur.
Cette forteresse construite vers le XIIIème siècle appartenait aux seigneurs de Murat vassaux des vicomtes de Comborn.
Elle fut abandonnée au profit du château de Tarnac construit au début du XVIIème siècle.
Le site  du Puy Murat est inscrit aux monuments historiques depuis le 1er février 1993.

Archéologie – Le lion de Tarnac

Un lion funéraire gallo-romain découvert à Tarnac (Corrèze)

Un lion sculpté dans du granit a été mis au jour en 1998 près de village de Theillet au cours de travaux de drainage. L’animal représenté allongé, haut de 0,91 m, repose sur un socle de 1,25m de long et tient une tête de taureau entre ses pattes avant.

Une vingtaine de représentations similaires, généralement conservées près des églises, est recensée en Limousin, particulièrement dans le département de la Creuse. Comparé à ces derniers, exposés depuis des siècles aux intempéries, le lion de Tarnac conserve toute sa fraîcheur.

L’animal tourne la tête vers la droite, la gueule entrouverte. Des mèches triangulaires, regroupées en quatre bandes verticales figurent une crinière opulente qui recouvre la tête et une partie du dos.

La qualité du travail apparaît dans la forme de la queue rabattue sur le flanc gauche de l’animal ou encore dans la précision de la représentation des muscles des pattes ou le rendu des griffes.

Ces lions ornaient des monuments funéraires gallo-romains, probablement construits dans la seconde moitié du IIe s. ou au début du IIIe s. Le rôle funéraire du lion est bien connu à cette époque, en particulier pour son caractère protecteur. Une statue découverte à Brumath (Alsace) montre par exemple un lion couché gardant une urne cinéraire.

Ce lion se trouve aujourd’hui dans l’église de Tarnac.

(source DRAC Limousin)